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Fleurissement ville

Le service a en charge le fleurissement dans sa totalité. Pour cela, nous avons une unité de production. Celle-ci est constituée de serres verre sur une surface de 1200 m², de chapelles en tôles ondex ou film plastique d’une surface de 600 m² environ, d’une pépinière de 3000 m² Les serres ainsi que les bâtiments adjacents sont raccordés pour la récupération des eaux de pluie. Nous avons ainsi une autonomie totale en eau pour la production florale. Cette installation nous a permis de diminuer les traitements liés aux maladies causées par une eau de mauvaise qualité, de réduire les fertilisants et surtout les acides pour réduire la dureté de l’eau.


Depuis 2006, nous avons changé totalement d’orientation pour notre fleurissement. Alors qu’auparavant il était exubérant, principalement composé de bégonias, géraniums ou autre pétunias, il nous semblait en parfaite inadéquation avec les objectifs environnementaux qui nous motivaient. Nous avons donc fait dans un premier temps des essais, car il est évident que nous ne pouvions pas tout changer sans une certaine adaptation.
Nos principaux objectifs étaient de trouver des plantes moins gourmandes en eaux, mais pas trop vu notre climat, moins énergivores, tout en gardant un aspect esthétique et coloré de qualité.

Pour y parvenir, nous avons décidé de privilégier les plantes structurantes, avec des feuillages colorés de préférence. En effet, les dégâts principalement rencontrés avec l’ancien fleurissement, étaient souvent du à la dégradation des fleurs soit à cause du vent, soit de la pluie, voir encore des températures basses. Nous devions donc passer beaucoup de temps au nettoyage des fleurs abîmées. En privilégiant le feuillage, cette contrainte est nettement diminuée.


La vivace a pris aussi une part considérable dans notre fleurissement. Quasiment inutilisée en 2006, nous en produisons aujourd’hui plus de 14000 par an et en plantons plus de 18000 tout confondu.
Pour mettre en oeuvre ce changement primordial, nous avons fait suivre une formation aux agents en charge du fleurissement. Formation assurée in situ par un spécialiste de la vivace, David Gordon.

Les avantages de l’utilisation des vivaces sont considérables dans la gestion quotidienne du service. Après avoir adapté notre pépinière, la production des ces plantes nous a permis de réduire les coûts de chauffage des serres municipales. En effet ces plantes sont cultivées quasiment à froid. Nous avons ainsi réduit la consommation en gaz de 30% sur 3 ans.

Si toutes les vivaces ne sont pas utilisées en temps que tel, leur pérennité réduit le temps passé à la plantation. Leur arrosage est aussi beaucoup moins exigeant que celui des annuelles. Les économies générées, tant en temps qu’en coût, ont permis de multiplier les massifs dans tous les secteurs de la ville.

Nous utilisons par ailleurs les vivaces pour supprimer les micros espaces engazonnés. Ces derniers nécessitant plus de déplacement que de temps de travail. Grace à cela, c’est surtout des économies de carburant qui sont générées, tout en créant des petits espaces fleuris un peu partout en ville.


Autrefois, nous travaillions notre fleurissement par thème. Chaque année un nouveau thème était choisi par rapport aux activités festives ou culturelles importantes du moment. Nous utilisions alors encore beaucoup la mosaïculture verticale. Procédé très coûteux et très énergivore. Là encore pas question de tout arrêter brusquement. Nous avons donc décidé d’envoyer des agents en formation pour travailler l’osier. Nous en sommes encore aux prémices, mais l’idée sera de créer des éléments décoratifs à placer au centre de notre fleurissement, réalisé en interne et seulement avec des végétaux ou matériaux ramassés sur place. Des plantations d’osier ont donc été réalisées afin d’avoir suffisamment de matière première.

Le fleurissement se fait désormais sur la palette de couleurs. Cette année par exemple, les massifs et ronds points menant à la plage seront plantés avec un camaïeu de bleu très net. Les massifs de la vieille ville seront à dominance rouge, allusion au sang puisqu’il s’agit d’une ville militaire. Enfin le quartier des Huttes verra sa dominance dans les tons jaunes.
Parce que la mosaïculture fait partie de l’art du jardinage, nous conservons quelques points de fleurissement avec du 3D ou des dessins inclinés.
En complément de notre fleurissement, nous avons revu l’ensemble de nos massifs. Nous profitons de la requalification des espaces verts pour favoriser la diversité. C’est ainsi que nous avons planté plus de 12000 rosiers, 30000 arbustes variés et 12000 graminées qui viennent compléter de façon pérenne le fleurissement saisonnier.


Les mélanges champêtres sont aussi beaucoup utilisés dans notre fleurissement. D’abord parce qu’ils apportent un effet plus naturel mais aussi, parce qu’ils sont complémentaires et permettent la transition entre l’extensif et l’horticole. Au début, ils étaient utilisés principalement pour alléger l’entretien des accompagnements de voix enherbés. Ceux–ci semés autour des obstacles tels que les glissières de sécurité, voire des candélabres évitaient le passage des agents avec une débroussailleuse. L’idée était née dans le cadre de la charte d’utilisation des produits phyto sanitaire. Nous procédions à des traitements systématiques de tous ces obstacles pour faciliter l’entretien, cette méthode nous a permis de réduire considérablement l’utilisation de désherbant tout en amenant une touche fleurie supplémentaire. Pour éviter le traitement avant semis, nous procédons par faux semis.

Les graminées sont omniprésentes sur notre territoire, parce qu’elles donnent un beau graphisme aux massifs, mais surtout parce qu’elles sont parfaitement adaptées à notre climat maritime. Elles conviennent aussi au virage que nous avons donné à notre fleurissement qui se veut beaucoup plus naturel et écologique. Elles ont aussi un rôle important dans la préservation de la biodiversité.


Notre fleurissement s’étend sur toute l’année. Si nous avons réduit l’utilisation des chrysanthèmes, pour nous trop couteux pour une floraison très éphémère, nous utilisons toujours les bisannuelles. 45000 sont ainsi plantées chaque année pour remplacer les annuelles.
Les bulbes sont encore beaucoup utilisés, mais là aussi nous avons changé nos habitudes. Alors qu’il y a seulement quelques années, les bulbes ornaient les massifs de bisannuelles et réveillaient les massifs au printemps avec leurs couleurs éclatantes, ils sont désormais utilisés en parcimonie dans les massifs. Par contre nous avons développé la plantation mécanisée. Ceci nous permet d’étendre ce fleurissement aux zones secondaires, autrefois délaissées, tout en réduisant le coût de plantation et de renouvellement.

Le Label

Le label récompense les actions des communes et des particuliers en faveur de l'embellissement et du fleurissement des espaces verts.

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Le Concours

Retrouvez toutes les infos concernant le concours des Maisons Fleuries, qui a lieu chaque années au printemps.

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